Têtes bien faites

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1 réponse

  1. 27 août 2016

    […] Talking Heads : 77 avait permis au groupe d’afficher une singularité frappante qui allait influencer pléthore de groupes post-punk, XTC ou Gang of Four prenant par exemple consciencieusement note de la raideur dansante de Byrne et de ses acolytes. More songs… poursuit dans la direction ouverte par son prédécesseur et ne constitue pas (encore) le disque du grand bond en avant. Le groupe met en revanche à profit la production de Brian Eno pour arrondir un poil les angles aigus qui pouvaient rendre certains aspects de sa musique inconfortables. On demeure cependant loin de la lounge-music et les Talking Heads continuent de proposer un fascinant grand écart entre hiératisme et mouvement, chaque chanson alternant dans un étonnant chaud-froid entre l’hédonisme du funk et la nervosité étranglée du punk. D’un côté, la section rythmique amène son exceptionnelle souplesse, de l’autre, les guitares tranchent comme le rasoir et le chant vrillé, parfois convulsé, de David Byrne. Le funk-rock du groupe peut ainsi se transformer en un tournemain en transe frénétique et la dynamique élastique d’un morceau peut basculer très vite vers une inquiétante étrangeté. David Byrne semble toujours cacher dans son ombre quelque chose du « Psychokiller » qu’il chantait sur 77, par sa voix ou ses textes, tantôt ironiques, tantôt naïfs, souvent les deux à la fois. […]

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